BUKAVU, le 22 mai 2026 – Lors d’une conférence de presse tenue le 19 mai 2026, l’Hôpital général de Panzi a présenté son plan d’intervention rapide et son plan d’urgence en prévision d’éventuels cas d’Ebola. Si la plupart des cas suspects et signalés se trouvent en Ituri, un cas a désormais été signalé au Sud-Kivu, à 50 km de Bukavu.
Dans ce contexte, plusieurs mesures concrètes ont été mises en place afin d’assurer la sécurité des patients, du personnel, ainsi que des activités communautaires. À ce jour, les mesures suivantes ont été annoncées :
- La création d’un espace dédié au sein de l’hôpital pour la prise en charge éventuelle de cas suspects ou confirmés ;
- La mise en disponibilité d’équipements de protection individuelle (EPI) et le renforcement d’équipements complémentaires pour garantir la sécurité du personnel ainsi que de nos patients ;
- L’organisation de séances de sensibilisation du personnel autour des protocoles de prévention, de détection précoce et de gestion des cas ;
- Le renforcement des protocoles sanitaires et sécuritaires spécifiques pendant les déplacements de nos équipes en zones rurales, notamment dans le cadre des cliniques mobiles et activités communautaires.
Le plan de riposte et de contingence est coordonné par Dr Aline Byabene et secondé par Dr Parvine Basimane, infectiologues expérimentées et engagées dans la lutte et gestion des épidémies depuis la CoVid et les autres épidémies d’Ebola Zaïre.
Le Dr Joyeux Bwami, qui s’est exprimé en début de semaine, a appelé les populations de Bukavu, ainsi que celles de la province du Sud-Kivu, à signaler rapidement tout cas suspect d’Ebola observé dans la communauté.
Rappelant aussi la chaîne de transmission du virus, Dr Parvine Basimane insiste sur le renforcement des geste barrières : « Il faut éviter tout contact avec les liquides biologiques des patients, ne pas manipuler les corps des cas suspects et signaler rapidement toute personne présentant des symptômes. Il est donc nécessaire de renforcer la sensibilisation sur les moyens de prévention».
La situation sécuritaire actuelle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu crée un contexte particulièrement propice à la résurgence et à la propagation rapide de maladies épidémiques, notamment la maladie à virus Ebola. L'hôpital de Panzi a déjà dû faire face à des cas critiques, en particulier lors de la prise en charge de cas graves de COVID-19 tout au long de la pandémie. Face à cette résurgence, nos équipes s’attendent à des défis importants, notamment en ce qui concerne le transport des échantillons prélevés dans l’est vers la capitale, Kinshasa.
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À propos de la Fondation Panzi
L'hôpital et la fondation Panzi offrent aux victimes de violences sexuelles un accès à des soins holistiques et empreints de compassion en République démocratique du Congo. À Panzi, les victimes bénéficient de services de santé complets, d'un soutien psychosocial, d'une formation professionnelle et d'opportunités de réintégration socio-économique, ainsi que d'un accès à des services juridiques. Depuis 1999, Panzi a aidé plus de 87 000 victimes à travers le pays, leur donnant les moyens non seulement de survivre, mais aussi de s'épanouir en reconstruisant leur vie.