La guérison ne se limite pas aux soins médicaux à Panzi : c’est une restauration complète de la dignité, de l’autonomie, et de l’accès à la justice. Notre pilier légal est l’un des quatre éléments essentiels du modèle holistique de prise en charge des survivantes de violences sexuelles. Grâce à ce pilier, les survivantes peuvent choisir de poursuivre la reconnaissance et la responsabilité au sein du système judiciaire national. Pour beaucoup, il s’agit d’une étape cruciale pour dépasser la violence qu’elles ont subie et reconstruire leur vie.
Depuis près d’une décennie, Maître David, notre avocat principal, qui a rejoint Panzi en 2015, est l’un des gardiens de ce pilier.
Lorsque les survivantes se présentent, souvent incertaines de leurs droits ou craignant des représailles, il les écoute avec patience, leur apporte des éclaircissements et reste à leurs côtés jusqu’à ce que leurs voix soient entendues. Son rôle est à la fois vaste et profond.
« Mes principales tâches sont … d’assister, accompagner et représenter les victimes de violations des Droits humains en général et en particulier ceux des femmes par devant les instances judiciaires pour lutter contre l’impunité. »
Maître David et son équipe représentent les survivantes et autres victimes de violations des droits humains devant les autorités judiciaires, les accompagnant au tribunal et suivant leurs dossiers jusqu’à leur aboutissement.
En 2024, notre équipe juridique a obtenu un taux de condamnation de 90% pour les affaires portées en procès, et a résolu 550 autres cas par médiation lorsque les faits ne constituaient pas des infractions pénales. Ces chiffres vont bien au-delà des résultats judiciaires : ils représentent des femmes qui retrouvent leurs droits, leur dignité et leur place dans la société.
Cependant, les réalités du conflit à l’est du Congo ont apporté des défis immenses.
« Le grand défi que le Pilier légal rencontre actuellement et qui est lié au conflit, est la quasi-absence de l’appareil judiciaire. A nos jours, l’Est de la RD Congo est occupé par les rebelles qui, jusque-là, n’ont pas encore installé l’appareil judiciaire et même s’ils l’installaient quel crédit il aura vis-à-vis des victimes des affres de la guerre ? »
Aujourd'hui, sous l'occupation du groupe rebelle M23, David explique que « les plus forts – ceux qui ont les armes –imposent leur propre loi ». Dans ces circonstances difficiles, les cliniques juridiques de Panzi continuent de documenter les cas et d’orienter les femmes vers des soins médicaux, psychologiques et économiques.
Merci d’aider les survivantes à transformer leur courage en justice.
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